« Technology, Globalisation and Marketing » Colloque du 20 décembre

Posted on 4 février 2011 par

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Par Marie Trocmé – Etudiante Master MOI classique.

« Technology, Globalisation and Marketing » était le thème cette année du colloque de management international organisé par Denis Poncelet. Cette troisième édition s’est déroulée en présence de Sunthar Vabhinava d’origine indienne, membre de « USA think tank » et dont le parcours est marqué par des recherches sur le management de la réputation ainsi que des études comparatives entre culture et religions et Bouwe Doeven d’origine néerlandaise, consultant et manager.

Le but de ce colloque était de réfléchir à ce qui fera le futur du marketing au XXI siècle avec l’aide et l’éclairage de ces deux spécialistes internationaux. La particularité de ce colloque entièrement en anglais était aussi la présence des 80 étudiants, en formation classique et en apprentissage, du master de marketing opérationnel international.

La première intervention « Technology and Marketing : How it affects future ?» a passé en revue l’évolution de l’utilisation d’internet du web 1.0 au web 4.0. Depuis l’apparition d’internet, l’utilisateur est passé d’un usage passif, avec la prédominance de « published content » face au « generated content » à un usage actif avec ce qu’on appelle aujourd’hui la « collective intelligence ». Si le concept de web 2.0 était pour nous totalement clair, nous avons pu découvrir ses évolutions. Dans le domaine Marketing, le web 3.0 nous donne la possibilité d’offrir à l’utilisateur un web personnalisé : l’individu à partir de son historique reçoit directement, sur son ordinateur mais aussi son Smartphone, des suggestions de produits, services ou de promotions qui correspondent à ses besoins. Si l’on se projette encore plus loin, le web 4.0 serait une réponse immédiate au consommateur sans même qu’il n’ait besoin de formuler une requête : « Machine take lead ».

Cette révolution pose tout naturellement des questions en termes de sécurité sur internet, de contrôle de données personnelles mais aussi d’une interaction peut-être trop intense qui a mené à des discussions.

« L’image d’un pays détermine-t-elle l’excellence de ses technologies ?» a été une des questions les plus pertinentes de la seconde intervention. Nous avons appris comment des facteurs culturels peuvent avoir une conséquence sur la réputation de ses produits technologiques mais aussi que certains avaient peu ou pas d’influence.

Après une série de questions/réponses entre les intervenants et les étudiants, cette première journée s’est terminée sur la présentation du livre « Netocracy » (traduit en français par « Les Netocrates) d’Alexander Bard et Jan Soderqvist. Ce livre nous décrit internet non pas comme une nouvelle façon de vendre des biens et services mais comme un lieu de rapport de force. Le pouvoir serait aujourd’hui détenu par les netocrates, qui maitrisent l’information et les réseaux sur internet. Cette analyse prend tout son sens pour nous, futurs marketeurs, lorsque l’on sait qu’un article sur un blog influent en défaveur d’une marque peut la faire chuter.

La seconde journée s’est ouverte sur la constitution de petits groupes d’étudiants afin de réfléchir sur des sujets tels que l’émergence des e-books ou l’influence des blogs et de produire, au terme de la réflexion, un résumé. L’après midi, le thème «Nation Branding » nous a décrit les Etats-Unis comme une marque qui serait aujourd’hui affaiblie par Wikileaks, symbole de la transparence et la liberté de circulation des informations. Là encore, nous nous sommes appuyés sur le thème de la Netocracy pour constater qu’il y a aujourd’hui une nouvelle hiérarchie face à la transparence. Wikileaks publie des informations sur les Etats-Unis mais personne ne sait vraiment qui est Julian Assange.

Ce colloque riche en idées et en réflexions nous a permis de nous familiariser avec des concepts nouveaux et des évolutions auxquelles nous seront confrontées dans nos futures vies professionnelles.

Le compte rendu vidéo ici :


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