RFID : ce qu’il faut savoir…

Posted on 23 novembre 2010 par

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Par Zoe Salaun & Marie Trocmé (réalisé dans ce cours)

RFID

Radio Frequency IDentification

Une étiquette pas comme les autres

Appelée aussi : code barre intelligent, étiquette à puce, tag ou transpondeur.

L’étiquette RFID permet de reconnaître ou d’identifier rapidement un objet, une personne ou un animal porteur de l’étiquette grâce aux ondes radios, afin d’obtenir les données ou informations voulues. Elle se présente sous forme adhésive, peut être collée ou incorporée dans des objets et même implantée dans des organismes vivants.

Cette technique de radio identification à distance permet la communication sans contact des données de la puce contenue dans l’étiquette via les liaisons radio à une distance variant de 50cm à 10m.

Une étiquette à l’unité coûte aujourd’hui entre 5 et 8 centimes, un prix qui avec l’augmentation de la demande rejoindra à terme le cout d’un code barre. Le prix moyen d’un lecteur d’étiquette RFID est de 75€.

La mémoire de la puce peut contenir un volume de données 64 fois plus important que celui du code barre. Les informations stockées sur la puce peuvent être modifiées à tout moment par interaction avec un lecteur.

C’est donc une technologie de traçabilité.

Un peu d’histoire…

Le système de Radio Frequency IDentification était utilisé pendant la seconde guerre mondiale par les militaires américains pour la reconnaissance à distance des avions « Friend or Foe » (ami ou ennemi).

Puis, dans les années 80 la première application de cette technologie en Europe dans le secteur privé, permet l’identification du bétail. S’ensuivent de nombreuses utilisations commerciales, notamment dans les chaînes de fabrication des constructeurs automobiles.

Le code barre est la technologie précurseur dans le domaine de l’identification. Cependant, elle ne permet pas le stockage d’un grand nombre de données et doit se lire avec un laser optique. C’est pourquoi l’étiquette RFID utilisant les ondes radio s’est développée.

Comment ça marche la RFID ?

L’étiquette RFID se compose principalement d’une puce électronique et d’une antenne.

La puce électronique est composée d’une mémoire et d’un microprocesseur pouvant traiter l’information et assurer plusieurs niveaux de sécurité (cryptage, mots de passe, etc.). L’identification est assurée par le numéro de série qui est unique. La taille de la puce peut désormais être réduite à celle d’un point.

L’antenne assure la réception et la transmission des signaux d’information. Quand l’étiquette est passive (sans pile), l’antenne permet l’alimentation de la puce. Plusieurs puces peuvent être lues ensemble par un même lecteur.

L’ensemble de l’étiquette est activé par un signal radio fréquence variable, émis par un lecteur composé lui-même d’une puce électronique et d’une antenne. Le lecteur peut être fixe ou mobile, et son antenne peut prendre plusieurs formes, et par exemple s’intégrer dans le cadre d’une porte, pour une application de contrôle d’accès.

Précisions sur les différentes gammes et caractéristiques techniques des étiquettes RFID :

Lorsque les étiquettes sont « éveillées » par le lecteur, un dialogue s’établit selon un protocole de communication prédéfini, et les données sont échangées.

L’étiquette peut être apposée, portée ou insérée dans un objet (colis, carte, véhicule…).

La RFID est partout

L’industrie et l’agriculture

La puce RFID est utilisée comme outil logistique. Elle permet de contrôler à tous les niveaux, de la chaine de montage à la distribution, l’avancement et le suivi de la marchandise. Mais cette technologie est surtout utilisée dans la gestion des stocks. Des grandes chaines, comme Wal Mart ou Ikea, ont réussi à  réduire leur rupture de stock de 30% grâces aux puces RFID.

Dans l’agriculture, les puces RFID sont surtout utilisées pour le suivi de troupeaux.

Le contrôle des déplacements d’êtres humains

Les cartes d’accès aux transports publics et même certains forfaits dans les stations de sports d’hivers sont équipés de puces RFID. Cette technologie n’est pas seulement un outil de vérification de la validité du titre de transport mais aussi un instrument qui renseigne sur l’utilisation du réseau de transport et ses possible améliorations (augmentation du nombre de véhicules, horaires de passage plus précises). Dans le cas des passeports biométriques, c’est surtout la concentration dans une puce RFID de multiples informations (photo, empreintes digitales) qui garantie une plus grande sécurité.

La culture et le sport

Dans le domaine  de la culture, la puce RFID peut être utilisée à des fins ludiques. Lors de parcours fléchés une puce RFID fixées sur un livret d’information active des hauts parleurs qui renseignent sur les lieux visités, par exemple. Pour les bibliothèques, l’équipement des livres de puces RFID, permet de suivre et d’améliorer la rapidité des emprunts. Les puces RFID sont aussi une solution pour un chronométrage exact et précis d’événements sportifs en les fixant sur les chaussures ou les dossards.

Les utilisations en marketing : une technologie qui met la puce à l’oreille

  • Les étiquettes intelligentes

Cette grande capacité de stockage des étiquettes « intelligentes » permet d’y intégrer des informations aussi diverses que le temps de stockage, la date de péremption, le prix et même la température du produit.

L’utilisation des étiquettes de prix dynamiques RFID, est une manière très innovante d’afficher le prix d’un produit en magasin. Cette technologie permet de changer le prix d’un produit en une fraction de seconde.

La méthode est simple : au lieu d’avoir un prix imprimé sur du papier, l’étiquette est munie d’un petit écran numérique. L’étiquette comprend une puce RFID qui communique avec un lecteur. Ce lecteur RFID peut donc envoyer une commande vers la puce pour lui indiquer le nouveau prix à afficher.

Plusieurs entreprises possèdent déjà ce type de logiciel qui permet d’optimiser le prix de façon à maximiser les profits.

  • Un outil à risques

Le RFID est un réel enjeu en marketing car il permet la collecte d’informations à propos des consommateurs. Ces données chiffrées permettent de connaitre les actions et les comportements des clients afin de pouvoir prévoir au mieux leurs attentes. Mais c’est justement cette collecte d’information qui effraie les consommateurs et peut ternir l’image d’une marque ou d’un groupe.

L’exemple le plus connu est celui de Benetton en 2003. Benetton avait, afin d’améliorer sa gestion des stocks, utilisé des puces RFID dans l’étiquette des vêtements retraçant le parcours du produit et des informations sur ses caractéristiques. Grâce à cette technologie, la firme, n’avait plus aucun problème de réapprovisionnement mais aussi de vols. La puce RFID ne posait alors pas de problème, jusqu’à ce qu’une association de consommateurs (Caspian) s’aperçoive que la puce continuait à stocker des informations après la sortie du magasin. Benetton a du, suite à ce scandale, arrêter l’utilisation des puces RFID.

Et demain ?

Les objets intelligents

Ces objets, équipés de capteurs et d’actionneurs, seront totalement autonomes et pourront réagir à leur environnement et agir en conséquence. L’association des entreprises Nabaztag et Gallimard en est un premier exemple. Ce lapin interactif est capable de lire un livre Gallimard par un simple passage sur le ventre du lapin de la puce RFID contenue dans le livre.

On envisage aujourd’hui un réfrigérateur, équipé d’un lecteur RFID, qui reconnaitrait les aliments étiquetés avec des puces RFID et contrôlerait leur date de péremption.

Le miroir magique

Cette technologie donnerait au client la possibilité en passant un vêtement équipé d’une puce RFID devant le « miroir magique » d’essayer le vêtement sans le porter et d’avoir une photo de cet essayage virtuel. Sur le « miroir magique », le client pourrait voir apparaitre les caractéristiques du produit, des suggestions d’accessoires et même utiliser la photo pour demander des conseils à ses amis via internet.

Le passage en caisse express

Afin de réduire le temps d’attente aux caisses, il serait aussi faisable d’équiper chaque produit d’une puce RFID. Par simple passage en caisse, munie d’un capteur RFID, le chariot serait scanné en quelques secondes et prêt à être réglé.

La perte d’un bagage, de l’histoire ancienne !

Adieu l’angoisse des voyages, les arrivées en catastrophe, les vacances gâchées à cause d’une perte de bagage. Grâce à l’équipement d’une puce RFID sur votre valise correspondant au même numéro que la puce de votre passeport biométrique, le personnel de l’aéroport n’aura plus aucun problème pour retrouver votre bagage. Il sera suivi du départ à l’arrivée à la trace ainsi à tout moment de votre voyage vous saurez où se trouve vos affaires personnelles.

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